En avril, ce jardinier anglais vous demande de ne plus jeter ces 2 restes de cuisine que les oiseaux adorent

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En avril, les oiseaux ont encore besoin d’un vrai coup de main. Et la bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin d’acheter un mélange compliqué pour les aider. Deux restes de cuisine très simples peuvent déjà faire une différence dans votre jardin.

Pourquoi avril est un mois délicat pour les oiseaux

On pourrait croire que le printemps règle tout. En réalité, c’est souvent une période plus dure qu’on ne le pense pour les rouges-gorges, mésanges et merles. Ils nichent, pondent, nourrissent les petits, et leurs besoins montent vite.

En même temps, la nourriture naturelle n’est pas encore partout. Les insectes se font parfois rares quand les matinées restent fraîches. Résultat, les parents oiseaux dépensent beaucoup d’énergie pour trouver de quoi nourrir leur famille.

C’est pour cela que Monty Don, le jardinier anglais bien connu, conseille de continuer à nourrir les oiseaux en avril. Son idée est simple. Si vous avez de quoi leur donner un petit soutien, ce n’est pas le moment d’arrêter.

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Les 2 restes de cuisine que vous pouvez garder

Le plus surprenant, c’est que deux restes du quotidien suffisent souvent à aider. Pas besoin de vider vos placards. Il s’agit de fromage râpé et de miettes de pain.

Ces aliments ne sont pas magiques. Mais dans une période où chaque calorie compte, ils peuvent vraiment dépanner. Et surtout, ils sont faciles à utiliser si vous n’avez pas de graines sous la main.

Le fromage râpé, un petit apport très utile

Le fromage râpé peu salé est intéressant parce qu’il apporte de l’énergie et des protéines. Monty Don rappelle qu’une petite cuillère peut déjà aider un rouge-gorge. C’est peu pour vous, mais précieux pour un oiseau qui bouge sans cesse.

Choisissez un fromage doux et peu salé. Râpez-le finement, puis déposez une petite quantité sur une table à oiseaux ou dans une mangeoire adaptée. Une cuillère à café suffit largement.

Les miettes de pain, seulement en dépannage

Le pain n’est pas l’aliment idéal, mais il reste utile en dépannage. Il doit être sain, sans moisissure, et émietté très finement. L’idée est de le proposer en petite quantité, pas d’en faire la base du repas.

Le mieux est de le mélanger avec d’autres aliments plus nourrissants si vous en avez. Par exemple, un peu de pain émietté avec des graines ou un reste de graisse non salée. Cela évite de donner quelque chose de trop pauvre ou trop lourd.

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Ce qu’il faut éviter absolument

Quand on veut bien faire, on peut parfois se tromper. Certains restes de cuisine sont mauvais pour les oiseaux. D’autres peuvent même les mettre en danger.

Évitez tout ce qui est salé. Les chips, le bacon, les cacahuètes salées ou les restes très assaisonnés ne conviennent pas. Le sel fatigue leurs reins et peut leur faire du mal rapidement.

Il faut aussi laisser de côté les aliments cuits avec sauce, beurre ou huile. Les pâtes, le riz ou les pommes de terre peuvent être proposés, mais seulement s’ils sont nature. Sans sel, sans sauce, sans matière grasse.

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Comment nourrir les oiseaux sans créer de problème

Une bonne mangeoire, ce n’est pas seulement une question de nourriture. L’emplacement compte aussi beaucoup. Les oiseaux aiment se sentir en sécurité quand ils mangent.

Placez la mangeoire dans un endroit calme, à l’abri du vent. Elle ne doit pas être trop près d’un buisson où un chat pourrait se cacher. Mais elle doit quand même rester proche d’un refuge pour que les oiseaux puissent se mettre à couvert vite.

Il vaut mieux aussi garder une vue dégagée autour de la zone. Les oiseaux aiment voir venir les dangers. Et vous, vous profitez en plus du spectacle depuis la fenêtre, ce qui ne gâche rien.

La régularité compte presque autant que la nourriture

Si vous commencez à nourrir les oiseaux, essayez de le faire régulièrement. Pourquoi ? Parce qu’ils s’habituent vite à votre mangeoire. Ils dépensent de l’énergie pour venir jusqu’à elle.

Si la mangeoire est vide au moment où ils reviennent, ils ont perdu du temps et des forces pour rien. C’est pour cela qu’il vaut mieux donner peu, mais souvent, plutôt que beaucoup d’un seul coup puis plus rien pendant plusieurs jours.

Un petit geste répété peut donc avoir un vrai impact. C’est simple. C’est discret. Et pour les oiseaux du jardin, cela change parfois tout.

Un geste facile qui aide vraiment la biodiversité

Les oiseaux des jardins ne demandent pas grand-chose. Un peu de nourriture, un endroit sûr, et une attention régulière. Cela paraît petit, mais à l’échelle d’un printemps, c’est énorme.

Avec le fromage râpé peu salé et les miettes de pain en dépannage, vous transformez des restes ordinaires en aide utile. Vous évitez aussi de jeter quelque chose qui peut encore servir.

Et puis, il y a ce petit plaisir discret. Voir un rouge-gorge venir picorer, entendre une mésange s’agiter, regarder un merle tourner autour de la pelouse. En avril, votre jardin peut devenir un vrai point de passage pour eux. Et cela mérite bien deux restes de cuisine de moins dans la poubelle.

Philippe Garnier
Philippe Garnier

Je suis cuisinier formé à l’Institut Paul Bocuse et ancien chef de partie au Bistrot Paul Bert à Paris. J’écris sur gastronomie française et voyages gourmands depuis plus de dix ans. J’aime tester chaque adresse et recette avant d’en parler.

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