À Marmande, une cérémonie de Sainte-Barbe a réservé une surprise qui a fait sourire toute la caserne. Cette fois, la distinction ne concernait pas seulement un pompier. Elle a aussi honoré un chien. Et pas n’importe lequel.
Un diplôme pas comme les autres pour un chien pompier
Samedi 7 février 2026, lors de la Sainte-Barbe au centre de secours de Marmande, Upso a reçu un diplôme officiel avec son maître, l’adjudant Alexandre Frecchiami. Ce Border Collie de deux ans appartient à l’équipe cynotechnique du centre. Il est spécialisé dans la recherche de victimes.
Le geste peut sembler inattendu. Pourtant, il a une vraie portée. Il reconnaît le travail d’un animal qui s’entraîne, obéit et intervient comme un véritable équipier de secours.
Upso, un binôme très soudé avec son maître
Upso a été intégré à la famille Frecchiami quand il avait seulement deux mois. C’est très tôt, mais c’est souvent ainsi que se prépare ce type de mission. Les chiens choisis sont souvent des chiens de berger, proches de l’humain, attentifs et très fidèles.
Avec l’expérience, on repère vite si un chiot a les bons réflexes. Le calme, l’envie de jouer, la curiosité, tout compte. Ensuite, vient l’entraînement. Un chien pompier n’improvise rien. Il apprend, il répète, il progresse.
Ce lien entre le maître et son chien est essentiel. Sans confiance, pas de travail efficace. Sans régularité, pas de mission réussie. À Marmande, ce duo fonctionne comme une vraie petite équipe de terrain.
À quoi sert un chien de recherche de victimes
Le rôle d’Upso est précis. Il peut aider à retrouver des personnes égarées en milieu naturel ou en zone urbaine. Il peut aussi intervenir pour détecter des victimes ensevelies. Sa truffe devient alors un outil précieux, parfois décisif.
Ces missions demandent de la concentration et du courage. Le chien doit suivre des odeurs, ignorer les distractions et rester disponible malgré le bruit ou la fatigue. C’est un travail sérieux, mais présenté de façon très simple par les pompiers. Comme une évidence, presque.
Upso peut être amené à intervenir dans tout le Lot-et-Garonne, mais aussi en Dordogne si besoin. Sa zone d’action dépasse donc largement sa caserne. Et cela montre bien l’importance de ce type de spécialité dans les secours d’aujourd’hui.
Une Sainte-Barbe marquée aussi par les chiffres de la caserne
La cérémonie avait aussi une forte dimension symbolique pour le centre de secours de Marmande. Le capitaine Mickaël Coly y vivait sa première Sainte-Barbe dans cette caserne. Un moment forcément marquant.
Il a rappelé l’activité dense de l’année 2025. Le centre compte 2 sapeurs-pompiers professionnels, 57 volontaires et une assistante. Six recrues professionnelles et 7 volontaires ont aussi rejoint les rangs. Cela montre une structure active, en mouvement, qui se renouvelle.
Les chiffres donnent le vertige. Sur 2 658 interventions, 76 % concernaient le service d’urgence aux personnes, soit 2 021 sorties. Derrière ces nombres, il y a des vies sauvées, des familles rassurées, des heures de tension. Et beaucoup d’engagement.
Une retraite qui finira au calme, dans le salon familial
Comme tous les chiens de travail, Upso passe des tests d’aptitudes chaque année. C’est une étape importante. Elle permet de vérifier s’il peut encore exercer ses missions dans de bonnes conditions.
Le jour où il ne pourra plus partir en intervention, il quittera ses fonctions pour une retraite à la maison. Il deviendra alors un chien de famille, entouré des enfants et des autres chiens du foyer. L’image est simple. Et elle touche.
Son maître a déjà connu cette histoire avec deux autres chiens de recherche. Il sait donc très bien ce que représente la fin d’une carrière canine. Un mélange de fierté, de tendresse et de respect.
Une spécialité qui demande du flair, mais aussi du cœur
Alexandre Frecchiami dit avoir voulu faire cette spécialité dès ses années de jeune sapeur-pompier. Il a débuté à Tonneins. Il est titulaire de cette compétence depuis 2012, après un passage en Essonne. Puis il a rejoint Marmande en 2019.
Son parcours montre une chose simple. Dans le secours, il y a les gestes techniques, bien sûr. Mais il y a aussi l’instinct, la patience et le lien avec l’animal. C’est ce mélange qui rend ce métier si particulier.
La distinction remise à Upso n’est donc pas un détail amusant. Elle raconte une réalité très concrète. Dans certaines situations, un chien peut faire gagner du temps. Et parfois, le temps sauve tout.
Pourquoi cette histoire touche autant
Ce qui frappe, c’est le contraste. Une cérémonie officielle, des uniformes, des médailles, puis un chien assis calmement au pied de son maître. L’image est forte. Elle rappelle que le courage peut avoir quatre pattes.
Dans une actualité souvent lourde, cette scène apporte un souffle différent. Elle parle de travail, de fidélité et d’utilité. Et elle montre aussi que les pompiers avancent en équipe, avec des humains, mais pas seulement.
À Marmande, Upso n’a pas seulement reçu un diplôme. Il a reçu une vraie place dans l’histoire de la caserne.






