Il y a des recettes qui sentent tout de suite l’enfance. Celle des beignets de Laurent Mariotte fait exactement ça. Un cahier jauni, une pâte simple, un parfum de friture douce, et soudain tout le monde a envie de revenir à l’essentiel.
Une recette familiale qui touche juste
Le 25 janvier 2026, sur TF1, Laurent Mariotte a remis en lumière les beignets de carnaval de sa grand-mère. La recette vient d’un carnet commencé en 1923, quand elle n’avait que 11 ans. Rien que ça, c’est déjà une histoire qui donne envie de passer en cuisine.
Ce qui plaît autant, c’est la simplicité. Pas de liste d’ingrédients compliquée. Pas de technique intimidante. Juste une pâte de grand-mère, précise, généreuse, et pensée pour être partagée en famille.
Pourquoi ces beignets font autant parler
Ces beignets attirent parce qu’ils vont à contre-courant. Aujourd’hui, beaucoup de recettes cherchent à impressionner. Ici, c’est l’inverse. On revient à une cuisine de bon sens, avec des gestes clairs et des saveurs franches.
Il y a aussi cette petite touche de nostalgie qui change tout. Le vieux vocabulaire du carnet, avec ses mots d’époque comme “terrine” ou “cuillères à bouche”, donne l’impression d’ouvrir une porte sur un autre temps. C’est simple, mais très fort.
Les ingrédients des beignets de carnaval de Laurent Mariotte
Pour 6 à 8 personnes, vous avez besoin de :
- 500 g de farine
- 2 œufs
- 2 cuillères à soupe de crème
- 2 cuillères à soupe de sucre
- 1/2 cuillère à soupe d’huile
- 1/2 cuillère à soupe de rhum ou d’eau-de-vie
- huile de friture
- sucre en poudre pour finir
Le petit détail important, c’est qu’il n’y a pas de levure. C’est justement ce qui donne à ces beignets leur texture particulière. Ils sont plus plats, plus fins, et très croustillants si la pâte est bien travaillée.
Comment préparer la pâte sans se tromper
Dans un grand saladier, mélangez les œufs, la crème, le sucre, l’huile et le rhum. Fouettez jusqu’à obtenir une base bien lisse. Ensuite, ajoutez la farine petit à petit.
Le but n’est pas d’avoir une pâte molle. Il faut viser une pâte ferme, souple, qui ne colle plus aux doigts. Quand elle se détache bien du saladier et se tient au rouleau, c’est le bon moment pour arrêter d’ajouter de la farine.
Laissez ensuite reposer la pâte un petit moment. Ce temps calme la rend plus facile à étaler. Et franchement, c’est souvent là que la magie commence.
Le façonnage qui fait toute la différence
Farinez légèrement le plan de travail. Étalez la pâte le plus finement possible. Puis découpez des carrés, des rectangles ou des losanges avec une roulette ou un couteau.
Plus la pâte est fine, plus le résultat sera croustillant. Si vous la laissez un peu plus épaisse, le cœur restera plus moelleux. À vous de choisir l’effet qui vous plaît le plus.
Disposez les morceaux sur un torchon fariné pendant que l’huile chauffe. Cette étape paraît simple, mais elle évite que les beignets collent entre eux. Et ça change tout quand on cuisine pour plusieurs personnes.
La friture, ce moment à ne pas rater
Faites chauffer l’huile sans la laisser fumer. C’est important. Une huile trop chaude brûle les beignets dehors et les laisse lourds dedans. Une huile trop tiède les rend gras. Il faut trouver le bon équilibre.
Plongez quelques pièces à la fois. Retournez-les dès qu’elles dorent. Cuire en petites fournées permet de garder une température régulière. C’est le secret d’une belle couleur uniforme et d’une texture agréable.
Déposez ensuite les beignets sur du papier absorbant. Puis saupoudrez de sucre en poudre pendant qu’ils sont encore chauds. Le sucre accroche mieux ainsi. Et ce petit geste donne ce côté irrésistible qu’on attend tous.
Le coulis de mandarine qui change la donne
La version relayée par 750g propose aussi une note fruitée très de saison. C’est une bonne idée, car la mandarine apporte du peps et allège la sensation de friture. Le contraste marche très bien.
Pour le coulis de mandarine, comptez :
- le jus de 6 mandarines
- 45 g de sucre
- 1 cuillère à soupe de fécule de maïs
Faites chauffer le tout en fouettant, jusqu’à obtenir une légère épaisseur. Environ cinq minutes suffisent. Vous pouvez servir ce coulis à part, en petite coupelle, ou le verser sur les beignets juste avant de servir.
Pourquoi cette recette reste si actuelle
Ce qui plaît, au fond, c’est qu’elle parle à tout le monde. Elle rappelle les goûters simples, les dimanches bruyants, les cuisines pleines d’odeurs. Elle ne cherche pas à en faire trop.
Dans un monde où tout va vite, ces beignets imposent un petit ralentissement. On pétrit, on étale, on frit, on sucre. C’est presque un rituel. Et ce rituel-là fait du bien.
Si vous cherchez une recette facile, familiale et vraiment chaleureuse pour Mardi gras ou pour un goûter qui change, celle de Laurent Mariotte a tout bon. Elle ne promet pas seulement un dessert. Elle offre un souvenir à croquer.






