Avec 400 variétés de dahlias et un conservatoire de la tomate, ce château du Val de Loire cache un jardin d’Éden

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Il existe, au cœur du Val de Loire, un lieu qui surprend dès les premiers pas. Ici, les tomates ne se comptent pas en quelques pieds du jardin, mais en centaines de variétés. Et les dahlias forment de véritables vagues de couleurs. C’est un endroit qui donne envie de ralentir, de regarder, puis de recommencer encore.

Un château qui cache bien plus qu’une belle façade

Le château de la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire, n’est pas seulement un beau témoin de la Renaissance. Il ressemble à un lieu vivant, plein d’idées, où l’histoire rencontre le jardin. Une partie du domaine date du 16ᵉ siècle, avec une construction amorcée en 1520, et pourtant l’ensemble garde une énergie très actuelle.

Ce contraste plaît beaucoup. D’un côté, une vieille demeure du Val de Loire. De l’autre, des jardins nourriciers, des collections botaniques et une vraie volonté de transmettre. Le résultat est simple à comprendre. On ne visite pas seulement un château, on entre dans un univers.

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Le conservatoire de la tomate, une surprise unique en France

Si ce lieu attire autant la curiosité, c’est d’abord grâce à son conservatoire national de la tomate. Il rassemble près de 780 variétés anciennes. Oui, vous avez bien lu. Pas quelques rangs de tomates classiques, mais une collection immense, colorée, presque déroutante.

On y découvre des formes rondes, allongées, bosselées, miniatures ou énormes. Certaines sont rouges, d’autres jaunes, vertes, noires ou striées. On comprend vite que la tomate n’est pas un simple légume du quotidien. C’est aussi un patrimoine vivant, fragile, à préserver.

Créé en 1998, ce conservatoire a un vrai rôle de mémoire. Il rappelle qu’avant les variétés standardisées, la nature offrait une diversité étonnante. Et cette diversité, ici, prend vie sous vos yeux.

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400 dahlias et un parc de 55 hectares qui change tout

Le jardin ne s’arrête pas aux tomates. Le domaine abrite aussi un conservatoire du dahlia avec environ 400 variétés. C’est un spectacle très différent, mais tout aussi fort. Les fleurs forment des masses généreuses, nettes, parfois presque graphiques.

Le parc s’étend sur 55 hectares. Il offre de grandes allées, des arbres remarquables et des points de vue qui ouvrent l’espace. Parmi les essences présentes, on trouve des séquoias et des cyprès de Lambert. La promenade devient alors un vrai bol d’air.

Vous croiserez aussi un verger ancien et une belle collection de plantes médicinales. Là encore, le lieu ne joue pas seulement la carte du décor. Il raconte une façon de vivre plus proche du jardin, des saisons et des savoirs anciens.

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Le prince jardinier et l’esprit du lieu

Depuis 1991, le domaine appartient au prince Louis Albert de Broglie. On le surnomme souvent le Prince jardinier. Le surnom lui va bien. Il a donné au château une identité très particulière, entre poésie, écologie et passion du vivant.

Son idée est simple et séduisante. Mélanger l’utile à l’agréable. Faire du jardin un lieu de beauté, mais aussi de réflexion et d’apprentissage. C’est ce qui rend la visite si différente d’une sortie classique. On ne regarde pas seulement des massifs. On comprend aussi une vision.

Que voir pendant la visite ?

La promenade réserve plusieurs belles surprises. L’allée italienne attire tout de suite le regard avec sa perspective élégante. La broderie de buis en fleur de lys apporte une touche très soignée. Et la porte attribuée à Léonard de Vinci ajoute une note presque mystérieuse.

Le jardin potager clos du 19ᵉ siècle, sur deux hectares, mérite aussi le détour. Il est à la fois beau et utile, ce qui le rend très agréable à parcourir. Juste derrière, le Dahlia Color, dessiné par le paysagiste Louis Benech, propose une lecture plus contemporaine du jardin.

Le domaine a donc plusieurs visages. Un château ancien. Un potager patrimonial. Un jardin de fleurs spectaculaire. Un parc habité par les arbres. Vous passez d’une ambiance à l’autre sans jamais perdre l’envie d’avancer.

Pourquoi ce lieu plaît autant aux familles

Le château de la Bourdaisière plaît aux adultes, bien sûr. Mais il touche aussi les enfants. Pourquoi ? Parce qu’il y a des couleurs, des formes inattendues, des fruits, des fleurs et une impression de découverte à chaque détour. On n’a pas besoin d’être expert en botanique pour être séduit.

Les plus jeunes aiment reconnaître les tomates, comparer les tailles, imaginer les goûts. Les grands, eux, apprécient le calme, l’histoire et la beauté du lieu. C’est rare qu’un site culturel parle aussi facilement à tous les âges.

Infos utiles pour préparer votre visite

Le château-hôtel de la Bourdaisière se situe au 25, rue de La Bourdaisière, 37270 Montlouis-sur-Loire. Les jardins sont ouverts au public à certaines périodes de l’année. Du 7 avril au 31 mai puis du 1ᵉʳ octobre au 2 novembre, la visite a lieu de 11 h à 18 h. Du 1ᵉʳ juin au 30 septembre, les horaires passent à 10 h à 19 h.

Le tarif adulte est de 12 €. Une partie du château et du parc est inscrite aux monuments historiques depuis le 6 mars 1947. Autant dire que le lieu compte à la fois pour son histoire et pour ce qu’il apporte aujourd’hui.

Si vous aimez les jardins, les lieux un peu secrets et les belles surprises, ce château mérite clairement une place sur votre liste. On y vient pour voir des tomates. On repart avec bien plus que cela.

Philippe Garnier
Philippe Garnier

Je suis cuisinier formé à l’Institut Paul Bocuse et ancien chef de partie au Bistrot Paul Bert à Paris. J’écris sur gastronomie française et voyages gourmands depuis plus de dix ans. J’aime tester chaque adresse et recette avant d’en parler.

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